Tomber au champ d'horreur

Aux morts glorieux pour la mère patrie,
Les noms s'égrènent sur la pierre flétrie.
Gravés dans le long souvenir de l'éternité,
Par les larmes des pluies encore regrettés.

Oubliée la mémoire des grandes batailles,
Les hommes balayés – fétus de paille.
Les sourires crispés milliers de victimes,
Tous ceux que la grande guerre décime.

Les gestes héroïques des ancêtres de naguère,
N'enlèveront pas le goût de sang à la guerre.
Les cris l'odeur trahissent la mort qui rôde,
Pourtant l'Histoire souvent s'en accommode.

Elle conserve sur la pierre à jamais gravé,
Ceux que l'ambition et la haine ont assassinés.
Les puissants méprisent le sang et la peur,
Les humbles tombent au champ d'horreur.

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