Si la vie prend source dans la mer,

Nos joies et peines en sont l'écume.

Et les oiseaux en témoins sincères,

Ecoutent crisser en vers les plumes.

 

Couchées sur l'éternité du parchemin,

Dessinent au tronc les cernes des ans.

Nous respirons ensemble l'air marin,

Les vagues chantonnent l'air du temps.

 

L'eau murmure et s'étire sur le sable,

Puis se retire après chaque victoire.

Le présent conte n'est pas une fable,

Il prend vie dans les embruns du soir.